© 2024 Vega-Dupuis
- Titre(s) : Tome 5
- Scénariste(s) : Shigemitsu Harada
- Dessinateur(s) : Shinjirô
- Editeur(s) : Dupuis
- Collection : Vega
- Parution : Septembre 2024
- Prix : 8,35 €
- EAN : 9782379504648
L’aéronef de la république de Gazel, l’Akula, attaque le bateau-usine du Grand empire extrême, le Yôkokumaru. Luca et sa bande proposent alors à Kujô, l’horrible contre-maîtresse du bateau-usine, de vaincre l’Akula, espérant ainsi la faire renoncer à les exécuter. Pendant ce temps, sur le bateau-usine, les ouvriers dilapident leur argent dans une salle de jeux créée par Kujô afin de les détourner de l’envie de se rebeller. Luca et son groupe, dont l’énigmatique Yûri, ne perdent pas de vue l’idée de fonder un syndicat afin de stopper l’exploitation des ouvriers. Mais pour ce faire, Luca devra convaincre Ginji, le chef des joueurs, qui a lui aussi un petit service à lui demander !
« Vu la chance que tu as, n’importe qui voudrait être à tes côtés. »
Dans ce tome final, Shigemitsu Harada montre que le leader Luca n’hésite pas à donner de sa personne pour fédérer tous les ouvriers et les convaincre de se révolter de manière pacifique par la grève. Le scénariste glisse également une critique de l’addiction au jeu à travers le personnage de Kanbe, apparaissant comme possédé par la machine « L’aventure des crabes ». Malgré tout, ce dernier volume de la série post-apocalyptique Le Bateau-Usine, s’inspirant très librement du roman éponyme de Takiji Kobayashi, noie l’histoire principale dans de petites intrigues secondaires sans lien direct avec cette dernière. Résultat : une fin décevante. Graphiquement, le dessin nerveux de Shinjirô retranscrit l’intensité des échanges et des combats avec les créatures (grand cachalot, pieuvre) dans un style réaliste mais parfois brouillon. Ultime précision : ce seinen s’adresse définitivement à un public averti.
Une adaptation en demi-teinte du roman prolétaire éponyme.
Marie Chicaud







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