© 2024 Editions Delcourt
- Titre(s) : Capuche Blanche
- Scénariste(s) : Óscar Martín
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Tha
- Editeur(s) : Delcourt
- Parution : Août 2024
- Prix : 15,95 €
- EAN : 9782413079156
Elevée loin des grandes villes, Capuche s’est construite de manière solitaire, avant que sa mère ne quitte le foyer et que son père, souvent absent, ne lui consacre que peu de temps. La jeune fille, instruite par toute une flopée de précepteurs, ne trouve de réconfort qu’auprès de sa grand-mère et de la cuisine végétarienne. Cependant, lorsqu’elle fait par accident la rencontre du dernier loup de la région, elle décide de le soigner, de le nourrir puis de le faire rester auprès d’elle. Une étrange relation se noue alors…
« J’ai besoin de sortir dévorer la forêt, de me sentir maître de ce qui m’entoure. Je ne peux pas passer toute ma vie enfermé ici, mort à la vie.
– Si tu sors, je te perdrai pour toujours. »
C’est une bien étrange histoire que le génial Óscar Martín écrit pour son compatriote Tha. Loin de l’univers post-apocalyptique de Solo, on retrouve pourtant des thèmes qui sont chers à l’auteur espagnol, notamment les relations entre l’homme et les animaux, la violence, la chasse et, d’une manière plus générale, comment survivre à ses instincts. Mais on peine un peu à saisir quelle est la finalité de Capuche Blanche, au-delà de la relecture assez évidente du conte Le Petit Chaperon Rouge, pas toujours bien exploitée en dehors de quelques fulgurances saisissantes (comme, par exemple, la veste blanche devenue rouge de sang). Le scénariste parle évidemment de relations toxiques, avec un inversement adroit de la dangerosité des protagonistes, mais son propos n’est pas très clair. Tout le contraire du dessinateur, qui réalise des planches superbes, d’une grande fluidité, ce qui est appréciable pour une bande dessinée de ce format et aussi verbeuse. Son trait, original et personnel, est la grande réussite de ce titre qui ne passe pas loin d’être totalement réussi.
La relecture intrigante mais un peu confuse d’un grand classique.
Arnaud Gueury







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