© Glénat 2024
- Titre(s) : Kaya
- Scénariste(s) : Paola Barbato
- Scénariste(s) - Dessinatrice(s) - Coloriste(s) : Linda Cavallini
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Lorenzo Lanfranconi & Emanuele Tenderini
- Editeur(s) : Glénat
- Parution : Juin 2024
- Prix : 18,50 €
- EAN : 9782344060377
Sur une Terre ravagée, couverte de cendres rendant malades les humains encore présents, Kaya et son frère Rio tente de survivre comme ils le peuvent avec l’espoir de rejoindre le sud où l’air serait plus respirable. Mais alors qu’ils chassent pour se nourrir, Rio tue un jeune loup mutant contre l’avis de sa petite sœur pressentant le danger. Danger qui ne tarde pas à apparaître sous les traits de la mère du jeune loup qui ne fait qu’une bouchée de Rio. Kaya en tentant de se sauver tombe au fond d’une crevasse avec la louve. Ayant réussi à s’en extraire, elle aide la louve à sortir à son tour. Celle-ci commence alors à suivre la jeune fille…
Kaya est une bande dessinée post-apocalyptique visuellement très réussie. En revanche, en ce qui concerne le scénario, il n’en est pas vraiment de même. Même si l’histoire de base est intéressante (une jeune fille qui se retrouve seule avec une louve mutante) on referme l’album avec une impression de pas assez. On a l’impression que l’histoire n’a été qu’effleurée et qu’il manque beaucoup trop d’éléments. On a finalement peu d’informations sur l’univers, sur le pourquoi des mutations, sur les personnages et leurs motivations. C’est très dommage car on ressort de cette lecture avec une énorme frustration et finalement l’impression d’avoir perdu notre temps. Il semble que tout ait été donné dans les illustrations, vraiment magnifiques, et dans la bande son qui accompagne la lecture (après avoir scanné un Qrcode, des annotations dans certaines cases nous invitent à lancer le morceau correspondant pour nous immerger un peu plus dans la lecture) mais pas du tout au scénario qui est lui complètement oublié. Preuve est faite ici que la bande dessinée n’est pas qu’une affaire de dessins maîtrisés, qu’il faut aussi un scénario construit si l’on veut embarquer le lecteur. Et Kaya est passé totalement à côté.
Des visuels à couper le souffle mais une histoire bien trop survolée pour qu’on s’y intéresse, dommage
Laëtitia Lassalle












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