© 2022 Glénat
- Titre(s) : Espoirs
- Scénariste(s) : Alessio Schreiner
- Dessinateur(s) - Coloriste(s) : Eon
- Editeur(s) : Glénat
- Parution : Février 2022
- Prix : 15,50 €
- EAN : 9782344052129
Dans un monde à l’agonie, régi par les lois arbitraires d’une poignée de dirigeants fanatiques, la population consacre son temps à la survie. Si l’espoir n’est de mise pour personne, certains entretiennent pourtant le mythe d’une terre préservée au-delà des limites de la grande ville. C’est le rêve fou que fait Kartes, quand il apprend que, déclaré sain par des examens, il va être transféré dans la ville du dessus. Mais il ne peut se résoudre à partir sans sa bien-aimée Druuna. D’abord réticente, la jeune femme décide de le suivre dans son périple. Non loin de là, le docteur Schastar poursuit des recherches infructueuses sur les infectés et le virus qui les décime…
« C’est de la folie. On n’a pas la moindre idée de ce qui nous attend!
– Mais on sait ce qui nous arrivera si on reste ici… On est condamnés à une vie de violence, de peur, à la merci des abus des gardes et des prêtres! »
Près de 35 ans après la première aventure de sa pulpeuse héroïne, et occupé par l’avancée du nouveau tome de la série, Paolo Eleuteri Serpieri a choisi de confier son univers à d’autres auteurs, chargés d’écrire et de mettre en scène une préquelle. Comme le confie l’artiste italien en préambule, le procédé n’est pas nouveau et plutôt bien accepté généralement. C’est en tout cas le bon moyen de rapprocher les sorties et d’exploiter ce monde qui ne se limite pas à une simple BD érotique. Car, si l’auteur n’a jamais caché son envie de dessiner des fessiers rebondis, souvent mis en valeur dans ses planches, la complexité de ses intrigues est réelle. Aussi Alessio Schreiner n’a sans doute pas eu une tâche facile à accomplir, mais le scénariste, contraint de ne pas trop en dévoiler, parvient à trouver sa voie dans ce premier tome, entre clins d’œil et passages obligés. Entre des scènes de sexe, un peu gratuites mais obligatoires pour rester dans « l’esprit » de Druuna, et un cadre futuriste restreint, Eon (Karolus Magnus) réalise des prouesses. Son trait, sûr et précis, est une petite merveille qui parvient à respecter celui du maître sans trahir le sien.
Une très belle surprise qui donne tout son intérêt à cette série dérivée de qualité.
Arnaud Gueury











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