Les produits dérivés #2 : Leblon-Delienne

Par | le 14 novembre 2014 |
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Obélix et les sangliers – © Leblon-Delienne/Albert René

1983 est décidément une grande année riche en créations. Et je ne parle pas de la naissance de ma sœur. Nous l’avons vu, c’est l’année de sortie du premier My Little Pony, mais pas que… C’est aussi la date de création d’une société qui a su être pérenne jusqu’à aujourd’hui par son amour du design et du beau.

Leblon-Delienne, vous connaissez ? Si si ! Des figurines aux effigies de Tintin, Astérix, les Schtroumpfs, Blake et Mortimer, Spirou, Gaston, Michel Vaillant, Lou, les Tuniques bleues, Bécassine, Boule et Bill, et qui a étendu sa gamme au manga avec Dragon Ball. On retrouve aussi quelques objets liés à DC Comics. Ah, ben voilà ! Je savais bien que vous connaissiez !

Nous n’évoquerons pas ici les difficultés financières du groupe dues à la perte des droits sur Tintin et l’éventuel rachat de celui-ci car là n’est pas le sujet (il y a Le Point pour ça). Non, nous allons parler d’un rêve. Le rêve de Marie Leblon, artiste, modeleuse, sculptrice, et d’Eric Delienne, chef d’entreprise. A eux deux, ils élèvent l’objet tiré de la bande dessiné au rang d’œuvre d’art.

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Playmobil déco indien vert – © Leblon-Delienne/Playmobil

Les figurines qui sortent des ateliers Leblon-Delienne sont reconnues dans le monde entier et même cotées, car flirtant avec la perfection et la rareté. Les collectionneurs se les arrachent à prix d’or, et pour cause ! Pionniers dans ce domaine, ils ont su s’imposer comme une référence en matière d’objets dérivés BD « de luxe » (même si la gamme de prix débute à 15€, ce qui reste somme toute parfaitement abordable). Mais leurs activités ne s’arrêtent pas là : on les trouve aussi dans le milieu lié à l’animation (Powerpuff Girls, Barbapapa, Chapi Chapo), sur des produits Disney, Sanrio et les sublimes Playmobils (peut-être des réminiscences enfantines liées à ma sœur qui en avait beaucoup ; oui, ma sœur était un garçon manqué), mais aussi dans le milieu du mobilier design.

Et je ne peux parler de Leblon-Delienne sans citer tous leurs secteurs d’exploitation. Les art toys (carrément fabuleux, n’ayons pas peur des mots !) n’ont rien à envier aux œuvres de Jeff Koons et sont tout à fait envisageables dans un appartement hausmannien cultivant le goût de l’art contemporain (à quand Leblon-Delienne à la FIAC ?!). Sans rire, que l’on aime ou non l’art moderne, on ne peut qu’être touché par le dépoussiérage de Mickey Mouse repeint de couleurs flashies à la Basquiat, ou par les Schtroumpfs monochromes. On plonge quasi dans le street art, et c’est juste du bonheur.

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Fauteuil ligne clair – ©Leblon-Delienne

Le côté ameublement de la société est aussi résolument moderne. Tourné vers les courbes douces et toujours ces teintes lumineuses, le design du mobilier est une vraie réussite, toujours un clin d’œil à l’univers de la bande dessinée. Mais cette modernité est parfaitement modulable avec un style plus classique aussi bien que dans une chambre d’enfant. Les objets que je trouve les plus époustouflants restent quand même les statues à échelle humaine. C’est limite flippant. Imaginez : vous êtes chez un ami ; une envie pressante survient ; les toilettes sont à gauche dans le dégagement, vous dit-on ; et là, vous tombez nez à nez avec Spirou ! Et encore, là, il fait jour, mais de nuit, ça doit être pire ! Les prix aussi font peur, mais bon, soyons honnêtes, c’est très justifié. (Vous avez déjà acheté le casque de DJ PON3 : votre banquier va vous maudire, ou vous adorer vus les agios que vous allez lui verser). Comme je suis une fille en pleine régression (c’est l’âge, ma bonne dame), je ne peux qu’adhérer au concept du coussin moelleux Hello Kitty pour moi ou Batman pour mon mec. Je me laisse franchement accueillir par un pouf Superman rose et blanc d’un mètre. Et je dis oui à la lumière douce d’une grosse lampe Barbapapa qui épargne mes petits yeux durant la soirée !

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Spirou échelle 1 – © Leblon-Delienne/Dupuis

Maintenant, on attaque le domaine de la figurine en résine. Alors là, il y a de quoi faire, de quoi voir. Il y en a pour toutes les bourses et de toutes les tailles. De la figurine de 4 cm à celle de 50 cm, le choix est immense. Il est bien évident que, comme d’habitude, je ne peux fournir de liste exhaustive. (Comment ça, il n’y a pas de « d’habitude » qui tienne, ce n’est que le 2ème dossier que j’écris ?) Dans la première catégorie, on trouve de l’Idéfix, du Spip, de la Lou, du Caliméro. Après, on peut avoir du Spirou, Philémon, Adèle, Chlorophylle, le Petit Prince, Donald, j’en passe et des meilleurs. D’autant qu’il y a une liste impressionnante de produits épuisés sachant que pour beaucoup ce sont des éditions limitées. Et vous l’avez compris en début de dossier, il n’y a plus de modèles Tintin en boutique : les plus fortunés d’entre vous seront donc les plus susceptibles de trouver ces petites raretés sur des sites de collectionneurs ou d’enchères. Pour les autres, vous trouverez tout de même sur la boutique Leblon-Delienne de quoi satisfaire votre soif de collection de belles figurines, changer de mobilier (en profiter pour virer les vieux meubles achetés chez Emmaüs ou ceux sur lesquels votre chat aura fait ses griffes) ou encore cocooner avec votre chéri(e) aussi geek que vous (ou très tolérant, les deux étant aussi compatibles).

Bref ! Je suis absolument et totalement conquise par les produits proposés par Leblon-Delienne dans lesquels on sent la passion de la bande dessinée franco-belge (et plus encore).

C’est bientôt Noël : je vous invite donc à vite faire une petite commande ou une petite liste. Il n’y en aura pas pour tout le monde et, très franchement, vous pouvez y aller les yeux fermés. Certificats d’authenticité fournis avec la qualité !

Enjoy et bonnes fêtes de fin d’année !

Nadège Bessaguet

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