Les produits dérivés #1 : My Little Pony

Par | le 10 novembre 2014 |

Lorsque j’étais petite, comme tous les enfants, je jouais. Tout le temps. Avec mes poupées Barbie, avec mes figurines, mon Goldorak en métal (j’ai d’ailleurs manqué de peu d’éborgner ma petite sœur avec un fulguropoing), puis avec les jouets de cette même sœur que je faisais pleurer à Noël en ouvrant moi-même ses cadeaux. Rétrospectivement, je me dis que mon comportement envers ma fratrie était injuste mais à l’époque je prenais un malin plaisir à découvrir ses véhicules MASK avant elle. Quoi ? Chacun ses vices…

Jeune adulte, cette passion du produit dérivé m’est restée. Des vitrines pleines de Cobra Turtle, Ulysse 31, Varitechs et autres taies d’oreiller Candy trônaient fièrement dans mon salon, laissant mes amis ébahis et touchés par la grâce comme par une madeleine de Proust.

Aujourd’hui encore, et malgré mon âge presque canonique, je suis très attachée à cet univers pseudo-enfantin (ou geek, c’est selon…). Du slip Batman à la statue échelle 1/1 de Stormtrooper en passant par les bijoux fantaisie Card Captor Sakura et les tee-shirts Tintin, je pense que tout est bon dans le produit dérivé lié à nos BD préférées, comme dans le cochon. Qui n’a jamais eu ou rêvé d’avoir sa pin-up fétiche en 3D sur son bureau? Ou bien les séries en boîte de Funko trop kawaii ? Alors je vous propose de plonger avec moi dans un monde merveilleux où tout est possible, le pire comme le meilleur, et découvrir des objets insolites, collectors, émouvants ou simplement beaux.

Asseyez-vous confortablement.
Attachez-vous ceintures.
Éteignez vos portables.
Décollage imminent….Direction Ponyville!

Commandant de bord: Nadège Bessaguet

© Hasbro

© Hasbro

1983. Année de sortie du tout premier poney en plastique à coiffer distribué par Idéal Loisirs. Merci qui ? Merci Hasbro !
C’est une histoire qui commence avec la création d’un jouet. Ceci n’est pas un fait rare ; ce qui l’est plus, c’est la longévité d’exploitation des produits. Quatre ans après cette naissance, le dessin animé est créé et toute la planète découvre les aventures de ces gentils poneys colorés arborant des cutie marks (marques de beauté portées sur le flan symbolisant des aptitudes naturelles et spécifiques propres à chacun). Depuis les années 80, les personnages de My Little Pony (Mon petit Poney) n’ont eu de cesse d’évoluer, passant de l’état d’hippopotames mutants dégoulinants de mièvrerie à celui d’adorables poneys stylés bourrés d’humour et caractérisés par des aplats. Nous en sommes aujourd’hui à la génération 4, Friendship is Magic, designée par la cultissime Lauren Faust, aussi connue pour être la maman des Powerpuff Girls aka les Super Nanas, qui a modernisé le concept en en faisant un show fédérateur.

Couv_MLP#1

© Sizarette/Urban Comics

Dans la foulée, IDW Publishing sort en novembre 2012 le premier comics de cette série d’animation. Le succès est immédiat. Que dis-je ? Anticipé et intercosmique ! En France, deux albums ont vu le jour (Le Retour de la Reine Chrysalis parties 1&2) en novembre 2013 édités par Sizarette (Urban Comics). On compte parmi les auteurs Andy Price, Katie Cook, Amy Mebberson, Brenda Hickey, Ted Anderson… J. Scott Campbell s’y est même frotté en réalisant une « variant cover ».

La maison-mère détentrice des droits, Hasbro, inonde le marché mondial de figurines et vend sa licence à tour de bras pour le développement de tous types de produits dérivés à des sociétés telles qu’Aurora, Funko, Topps, Nici, Famosa, Ty,Claires, Trousselier, etc. Si, à la base, My Little Pony est conçu pour les petites filles, la série conquiert le cœur de jeunes adultes, voire carrément des « vieux » (catégorie dont je fais partie et que j’assume totalement), tous sexes confondus. Aujourd’hui, la communauté des Bronies et Pegasisters (habile mélange des termes brother/ponies et pegasis/sisters) est en pleine expansion et est reconnue pour son sens de la « collectite aigüe » (néologisme désignant la maladie du collectionneur compulsif). La demande étant réelle, les produits dérivés, déjà très développés pour les précédentes générations, suivent les progrès de la technologie et des graphismes. Les fans en redemandent !

Avant de me lancer dans une liste non exhaustive, je me dois de vous présenter succinctement les principaux personnages pour tous les néophytes qui tenteraient de se glisser subrepticement dans le monde d’Equestria.

Figurine plastique Applejack Hasbro-Funko

© Hasbro/Funko

Six poneys se partagent la vedette de cette série dont le cri de ralliement est « Love and Tolerate » (Amour et Tolérance : tout un programme pour les activistes écolos prônant la paix dans le monde) :
– Twilight Sparkle, licorne férue de culture et de magie
– Fluttershy, pégase amie des animaux et de la Nature plus globalement (ainsi que des fameux activistes écolos cités un peu plus haut)
– Pinkie Pie, la fêtarde de service (exit l’alcool et tout produit prohibé par la loi, hein !)
– Rainbow Dash, la pégase sportive mauvaise perdante (il en faut…)
– Rarity, la licorne fashion victim qui estime sa place à Canterlot (Capitale huppée) plutôt qu’à Ponyville
– Applejack, la campagnarde courageuse.

Si elles sont les plus célèbres, les fans, qui ont un réel pouvoir puisque non seulement Hasbro les entend mais les écoute, ont fait de quelques personnages secondaires de véritables stars en puissance. On trouve ainsi dans le top 6 : Dr Whooves, Derpy, Vinyl Scratch Aka DJ PON-3, Trixie Lulamoon et les Princesses Luna et Célestia. Les méchants ne sont pas en reste, les plus célèbres étant Dicord (pour une raison qui m’échappe encore), Nightmare Moon et la Reine Chrysalis.

Il est notable qu’une extension a vu le jour. Je m’explique. Tous ces jolis poneys ont des équivalents humains. On les appelle les Equestria Girls. Je précise que plusieurs séries de ces poupées sont sorties dans la gamme Rainbow Rocks (hé oui, elles ont un groupe tout comme, souvenez-vous…Jem et les Hologrammes, aussi chez Hasbro, hasard ?). Personnellement, je les adore : certaines chantent, d’autres ont des tenues dignes de grands couturiers et d’autres encore possèdent dans les semelles de leurs bottes des tampons pour personnaliser ses feuilles de cours ou les petits mots adressés à ses amoureux…

Maintenant que vous êtes bien dedans, on passe à la phase découverte des goodies et hoodies de My Little Pony la série-mère!

Serre tête MLP Hasbro-Claire's

© Hasbro/Claire’s

La gamme du merchandising MLP est, à peu de choses près, infinie. Elle s’adresse à une population disparate de 3 ans à… ben, 110 ans. Et tout existe, comme pour beaucoup de séries américaines, pour respirer MLP, vivre MLP, dormir MLP
Les petites filles trouveront leur bonheur à travers les peluches (mes favorites étant celles de la gamme Aurora, douces et bien finies ; Spike le dragon est tellement craquant), les pyjamas, les bijoux, barrettes, album de stickers, livres de coloriage, matériel d’école (feutres, crayons, trousses, sacs, cahiers), produits de toilette (gel douche, « sent-bon », brosse à cheveux), des sets culinaires et un choix très varié de figurines. Elles pourront aussi se créer une chambre entièrement MLP, de la housse de couette aux rideaux, en passant par les lampes, tables, coussins et autres plaids. Un petit cocon de douceur et de couleurs !

T-shirt Dr.Whooves chez Hot Topic

© Hot Topic/Hasbro

Les ados, eux, se tourneront plutôt vers les clefs USB à l’effigie de Pinkie Pie ou Twilight Sparkle, les autocollants pour customiser leur Mac ou Nintendo 3DS, tapis de souris, casques audio édités par Bioworld (et quasi introuvables aujourd’hui, victimes de leur succès, ou alors arrangez-vous avec votre banquier pour obtenir un crédit conso), les vestes à capuche, T-shirts, bonnets, posters, casquettes, badges, mugs, coques pour iPhone, portefeuilles, chaussettes, étuis pour tablettes, sacs bandoulière. De quoi affirmer sa personnalité tout en étant stylé, loin des clichés de la ringardise !

Pour les geeks, les vrais, on passe à la vitesse supérieure. On entre dans l’univers du collector, de la série limitée, du précieux, du cher, du « je-vendrais-ma-sœur-pour-l’avoir ! » (désolée soeurette, je t’aime bien au fond, mais je suis une geek et j’ai mon propre sens des priorités). Pour un prix encore abordable, on distingue la série de Funko Pop, figurines SD (Super Deformed) dont il existe onze personnages pour certains déclinés en version métallisée. Toujours chez Funko, les sublimes Vinyl Collectibles que je trouve très bien faits (mais vraiment, très très bien faits). Chacun des poneys réalisés existe en transparent pailleté, Discord inclus. Des versions noires limitées à quelques 2000 exemplaires sont sorties pour Spitfire et DJ PON-3 lors du San Diego Comic Con de juillet 2014. Pour la session 2013, on note les fabuleuses Twilight Sparkle et DJ PON-3 (encore) incrustées de cristaux de Swarowski, Vinyl Scratch étant sur une scène agrémentée de spots bleus. Un petit bijou de perfection à laisser en boîte (et surtout pas entre les mains des enfants ). Toys’R’Us a aussi sorti sa propre gamme : Ponymania. On y trouve en autres une Zecora phosphorescente, Celestia, Cadance, Luna et Chrysalis parlantes et lumineuses et Photo Finish de très belle qualité. Je craque aussi pour les versions humaine et poney de Mane-iac Mayhem sorties des usines Hasbro pour le SDCC 2014. Le site Hot Topic propose toute une variété de T-shirts originaux et de vestes en coton molletonné tant pour les filles que pour les garçons à avoir absolument dans sa garde-robe hype. Keep calm and brony on !

La France est assez mal achalandée. Aussi, si vous avez un cousin, une amie ou même une sœur (!) aux Etats-Unis, au Royaume Uni ou en Australie, profitez-en ! Sinon, il y a toujours Internet… N’oubliez pas que pour tout import, vous payerez les frais de port mais aussi les taxes.

Voilà, voilà ! Je vous laisse à présent profiter des visuels plus parlants que tout ce que je peux écrire.

My Little Pony reste intergénérationnel et international à l’instar des créations Marvel ou DC, loin de s’adresser uniquement à un jeune public. J’espère que vous en êtes à présent convaincus.

A très vite… Brohoof !

Nadège Bessaguet

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