City Hall – Le jeu d’aventures : Histoires extraordinaires

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© La Ribambulle

En tant que lecteur assidu (fan, avouons-le !) de la série City Hall, mon intérêt a été fortement piqué par la sortie du jeu d’aventures tiré de cet univers foisonnant. Je me devais donc de tester pour vous City Hall – Le jeu d’aventures : Histoires extraordinaires imaginé par Rémi Guérin, adapté par Laurent Devernay et parsemé d’illustrations de Guillaume Lapeyre.

Pour jouer dans de bonnes conditions, il vous faudra choisir un lieu accueillant et convier quelques amis. Pour moi, rien de plus simple, je me suis invité chez mon libraire préféré (La Bédérie – 9 rue des Cordeliers – 13100 Aix-en-Provence). Un petit peu de publicité pour les amis, cela ne fait pas de mal. Vous aurez même droit à quelques clichés du lieu ! J’en profite pour remercier Guillaume Perrier et Dalila Chenafi, les heureux propriétaires.

City Hall - JDA

© Ankama

Pour commencer, voici le détail du pack :

– Un livre de 192 pages comprenant l’aventure Le Paradis perdu, présentée pas à pas afin d’assimiler facilement les règles, une description de l’univers de 1850 ainsi que du Londres de l’époque, une présentation du Nostromo, les détails de la création d’un personnage, les règles du jeu, un tutoriel sur les papercuts, de nombreux éléments afin d’étoffer les scènes, ainsi que des conseils pour le narrateur. Notez également la présence d’un lexique des abréviations employées dans le livre.
– Un écran de jeu reprenant les règles essentielles au narrateur avec une superbe illustration au verso réalisée par Marc Simonetti.
– Un supplément Les Missions extraordinaires qui vous permettra d’aller encore plus loin avec le scénario Le Quatuor d’Alexandrie agrémenté de missions annexes. Á noter que Stéphane Gallay est le créateur de cette aventure.

Et pour jouer vous aurez besoin du matériel suivant :

– Des crayons et des gommes
– Une dizaine de dés 6 faces (D6),
– Des photocopies des prétirés,
– Des feuilles blanches,
– De quoi manger et boire.

Le test :

Le gros point positif qui ressort d’emblée est le fait que le jeu s’adresse non seulement à un public averti de «rôlistes» mais également aux néophytes en la matière, fans de la BD. Cela tombe bien car je fais partie de la deuxième catégorie mais je me suis entouré d’amis «performers» de la première. Pour ce test, je serai donc le narrateur débutant. Amandine, Guillaume et Jérôme (les performers !) incarneront les membres de l’équipe Sigma du Nostromo dont la mission sera de trouver le livre intitulé Le Paradis perdu dans l’aventure éponyme. Le jeu de rôles propose donc quatre vocations aux personnages joueurs : Soldat, Espion, Inquisiteur et… Écrivain. Vous disposez de prétirés de ces derniers pour faciliter la prise en main. Après une avoir présenté l’essentiel des règles, nous pouvons commencer.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous détailler la partie qui aura quand même duré trois heures et des poussières. Ces serait vraiment trop soporifique ! Après quelques « Mordsllui l’œil ! » lancés par Jérôme en envoyant le loup Vif-argent, son papercut, contre ses assaillants, de belles tentatives de ruses opérées par Guillaume ou encore l’utilisation de l’art du déguisement par Amandine, le temps de tirer les conclusions sur le jeu s’impose.

Bilan :

En tant que novice, je dois avouer que l’ensemble des règles est très facilement assimilable. Les descriptions fournies au travers des différents chapitres permettent au narrateur d’étoffer le récit de base et d’inventer des scènes supplémentaires afin de faire durer l’aventure plus longtemps. Il faut toutefois pour cela arriver à un certain niveau de maitrise de l’univers et des règles. D’ailleurs, l’écran de jeu est non seulement magnifique mais aussi très bien fait en ce sens. Dans son ensemble, le jeu m’a conquis. Et j’imagine très bien une séance grandeur nature, en plein air et en costumes steampunk, où chacun pourrait jouer son rôle de manière beaucoup plus libre qu’assis autour d’une table.
En ce qui concerne mes camarades d’aventures, l’encadrement du jeu leur a également paru simple à assimiler et ils ont apprécié cette partie. Leurs expériences des JDR nous ont menés dans des situations qui n’étaient pas décrites dans le scénario tutoriel, ce qui m’a poussé à improviser en me servant des descriptifs à disposition. Et je pense que je ne m’en suis pas trop mal sorti. Ils m’ont toutefois avoué que j’étais un gentil narrateur. Mais il faut dire qu’ils ont été de très gentils joueurs. Ils auraient pu être bien plus perfides avec moi. Ce sera certainement pour la prochaine session ! La partie a également été agréable car chacun a réellement joué son rôle dans cette aventure. En effet, l’interprétation du personnage, au sens théâtral du terme, est importante dans ce genre de jeu et donne une dimension supplémentaire à chaque action.
Nous avons également regardé ensemble la création des personnages. Même si nous n’avons pas été aussi loin dans le jeu, nous avons trouvé que tout était bien présenté et expliqué (répartition des points entre les différents traits ou encore entre les différentes compétences par exemple).

Une fois que vous aurez fait le tour des aventures proposées, Le Paradis perdu et Le Quatuor d’Alexandrie, vous pourrez créer les vôtres car le matériau à disposition est assez conséquent et complet, offrant ainsi de nombreuses possibilités d’inventer de nouveaux scénarios. La seule limite sera celle de votre imagination car vous avez une grande liberté de création en dehors des règles de base.

Rappelons que le tome 6 de City Hall est sorti le 21 novembre 2014. Et il me semble que ce jeu d’aventures est une très bonne idée de cadeau pour Noël. Je dis ça, je ne dis rien ! N’est-ce pas ?

Pour information :
La Bédérie – 9 Rue des Cordeliers – 13100 Aix-en-Provence
Le site

La boutique Ankama

Stéphane Girardot

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Description de l'auteur

Rédacteur / Secrétaire / Community Manager

Une réponse to “City Hall – Le jeu d’aventures : Histoires extraordinaires”

  1. […] C’est bizarre de voir d’autres gens – c’est le cas du jeu de rôle par exemple (NDLR : Dossier sur le jeu de rôle consacré à City Hall) – qui apportent un truc à notre truc à nous. C’est assez rigolo. Le premier c’est Gary […]

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