Dans la bulle de… Christian Papazoglakis

Associé à notre association pour réaliser un portfolio, Christian Papazoglakis a répondu à nos questions concernant ce beau projet qui est actuellement en cours de financement sur Ulule. Rencontre.

© C. Papazoglakis

Bonjour Christian ! D’où t’es venue l’idée de réaliser cette série de pin-up et de leur monture mécanique ?

Ce sont des dessins que je fais pour me détendre dans les temps morts ou les nuits blanches, sans calcul, typiquement comme un gamin dessinerait des trucs qui font chaud au cœur, des filles sympas – je préfère les penser comme des personnages féminins que comme des pin-up qui ne sont définies que par le regard masculin – et des chouettes motos, dans un style plus sensible que les projets commerciaux ne me permettent pas d’exploiter.

Tous tes modèles sont rousses, y a-t-il une raison particulière ?

Rousses ou teintes en rouge ? J’étais ado à la fin des années 80, à l’époque se teindre les cheveux était un marqueur culturel. Ça donne un coté anticonformiste mais aussi décalé, d’outsider hors de la norme, qui est – ou était – aussi présent dans l’image de la moto. Un peu rock ‘n’ roll.

Surpris par le franc succès de la campagne de financement de ton portfolio sur Ulule ?

Très heureusement surpris, je pensais que l’entreprise serait commercialement viable à plus ou moins long terme, mais je ne m’attendais pas à ce que les objectifs soient aussi rapidement atteints (presque 100% en 24h !), et j’en suis très reconnaissant envers les participants. Ça me touche d’autant plus que ce sont des illustrations que j’ai lancées pour le plaisir, dans un style qui ne correspond pas forcément à ce qui nous définit commercialement. Le bonus nous permettra de ne pas avoir de mauvaises surprises sur les coûts de production annexes.

© C. Papazoglakis

Il reste encore plus d’un mois de campagne (fin le 9 avril), qu’as-tu prévu pour motiver les troupes afin d’atteindre d’autres objectifs ?

Un bon choix dans la date, le 9 avril, c’est l’anniversaire de Cloë, ma compagne. J’espère que d’ici là on pourra proposer d’autres bonus si l’enthousiasme continue.

Tu comptes utiliser ces illustrations pour une autre occasion, peux-tu nous en parler ?

Une partie de ces originaux sera en vente au festival d’Igny, le weekend du 4-5 mars. On met au point des impressions de luxe en tirage limité sur différents supports, cuir ou bois, pour garder un coté chaleureux que les tirages sur supports synthétiques n’offrent pas. Ce type de tirage est devenu le pendant contemporain des sérigraphies.

© C. Papazoglakis

On te connaît pour tes BD sur le milieu automobile mais beaucoup moins pour ta passion pour les motos. Aimerais-tu dessiner une BD sur ce thème ?

Robert Paquet et moi avons déjà dessiné un album complet sur la moto mais il a été enterré par l’éditeur qui n’a pas tenu ses engagements. Je travaille actuellement sur une longue adaptation du roman Stealing Speed de Mat Oxley, qui raconte comment les technologies utilisées sur les bombes volantes nazies ont été recyclées sur les 2 temps de courses de l’écurie MZ en Allemagne de l’Est, qui aurait dû gagner le championnat du monde si leur pilote vedette n’avait pas vendu leurs secrets à Suzuki en échange de son exfiltration à l’Ouest en 1962. Ce sera une sorte de comic book / roman graphique de 180 ou 190 pages à sortir… quand ce sera prêt.

© C. Papazoglakis

L’année 2017 de Christian Papazoglakis en BD, ça sera quoi ?

On va un peu calmer le jeu après avoir travaillé comme des fous pendant six ans. L’album  24h du Mans 72-74 consacré à Matra est terminé, il sortira fin mai. Je n’ai pas de projet ferme, peut-être Jaguar au Mans pour remplir nos engagements vis-à-vis de l’ACO ? On parle aussi d’une bio de Guy Ligier. J’adorerais faire un Caroll Shelby dont on parle depuis longtemps et qui me plait plus particulièrement pour son côté Hot Roader marginal. Je prends le temps de laisser les choses venir, j’ai des travaux d’illustrations, Stealing Speed, et si tout va bien, ça me laissera le temps de voyager pour faire notre promo sur les circuits et salons cet été… à moto.

Un petit mot pour essayer de convaincre ceux qui n’ont pas encore participé à la campagne Ulule ?

Achetez du « Pazo », envoyez des sous. Plein ! Pour participer au projet, c’est ICI.

Merci à toi d’avoir répondu à nos questions.

Propos recueillis par  Nicolas Vadeau.

Interview réalisée le 27 février 2017.

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